• Voici les résultats du concours

     

    1ère place : Hakiko Kawaii

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    Cette histoire est basée sur ce que j'ai vécu à ma rentrée en sixième. A l'époque, j'étais calme, intelligente et gentille. J'avais de bonnes notes. Dès les premiers jours, un grand groupe d'amis s'est formé autour de moi. Puis, au fur et à mesure des semaines, mes amies ont finies par me quitter une par une. Je me suis rendue compte que je servais juste à leur donner les réponses au dernier contrôle, et à partager mon repas lorsque j'apportais des plats asiatiques. Je me suis retrouvée seule dès le mois d'octobre. Je n'avais aucun ami jusqu'en 5ème, où un garçon a bien voulu être mon copain. Je suis sortie avec lui, mais il a déménagé à mon entrée en 4ème. En 4ème, j'étais devenue cool, bruyante et je me comportais plus comme un garçon que comme une fille. J'avais de sales notes. Tout à coup, j'ai eu plein d'amis. Et je suis entrée en 3ème l'an dernier. Mes notes étaient encore plus catastrophiques qu'avant. J'accumulais les 5 sur 20. J'étais méchante avec les profs. J'étais souvent absente. Tout le monde me détestait. J'ai fini par redoubler, j'ai raté mon brevet, et je suis tombée sur une classe d'élèves calmes, trop calmes. Mon beau-père me criait dessus tous les jours. Alors j'ai fini par (essayer de) me calmer cette année. En ce moment, je suis pas toujours sur Eklablog vu que j'essaye de travailler et d'apprendre mes leçons. 'Fin, j'te raconte ma vie mais voilà quoi^^'

     

    Voilà donc l'extrait :

    Je brandis mon carnet de correspondance en gelant presque sur place. Quand la surveillante hoche la tête en signe d’acceptation, je soupire de soulagement. Je m’enfouis dans mon cache-nez et j’appuie mon bonnet en laine noir et blanc contre ma tête. C’est ma première journée au collège. 1er Septembre. 6ème. J’observe la petite cour de récréation du coin de l’oeil ; des grands partout. A vrai dire, ça change de la primaire, où tout le monde ressemblait plus à des nains de jardin qu’à des humains. Je patiente dans un coin. Mon papa m’avait dit que les surveillants allaient lire à voix haute les listes des classes. Alors que j’ai repéré une petite chaise en plastique bleue, un garçon me bouscule en courant lorsque je m'apprêtais à me diriger vers celle-ci.              -Pardon!

    Je fronce les sourcils, en cherchant des yeux le visage du collégien. Je dois lever la tête pour observer son visage. Il a des yeux bleus perçants et des cheveux noirs qui tombent sur ses sourcils. Il est grand et mince, avec une voix grave, mais douce. Je laisse échapper un long soupir avant de murmurer :

    -...C’est pas grave.

    Le jeune homme reprend sa course folle sans s’occuper de moi. En y repensant, la scène s’est déroulée en à peine dix secondes. J’aimerai bien revoir ce garçon. Je me frotte les mains l’une contre l’autre pour me réchauffer ; nous sommes encore en été, mais il fait vraiment froid. Puis tout à coup, un surveillant fait de grands mouvements de bras en criant. De là où je suis, je n’entend pas ce qu’il dit. Puis tout à coup, à la place du grand brouhaha, un silence s’installe. Le surveillant reprend.

    - Nous allons établir la liste des classes! Commençons par les 6ème A.

    Une chance! J’espère être encore présente lorsqu’il terminera tout l’appel. Comme ça, je pourrais savoir comment s’appelle le garçon qui m’a percutée. Je m’approche du surveillant la bouche ouverte, comme si je m’attendais à dire quelque chose. Ce n’est pas faux. Mais ce que j’ai envie d’hurler est totalement débile. J’aimerai crier du plus profond de moi-même “Comment s’appelle ce beau garçon?”, dirais-je en pointant du doigt le concerné. Le surveillant pose son regard sur la feuille blanche qu’il tient entre les mains.

    - Alors...Reprend-t-il. Ashlyn Watkins!

    Je sursaute presque. J’écarquille les yeux en regardant autour de moi. Où est-ce que je dois aller ? J’ai trop peur de demander. Je n’ai pas envie que tout le monde me prenne pour une idiote.

    Le surveillant tourne la tête devant toute la foule, en attendant qu’une jeune fille portant ce nom se déclare.

    - Où est Ashley Watkins ? Elle n’est pas là ?               - Euh, si, je suis là...Dis-je enfin.                                - Je reçois un coup de coude. Je me retourne et vois une fille un peu plus âgée que moi me fusiller du regard.

    - Il fallait dire “présente” dès qu’il a prononcé ton nom!  Rétorqua-t-elle.

    J’ai envie de lui hurler que je ne t’étais pas au courant, que ce n’était pas comme ça en primaire, mais je me retiens. Je hausse les épaules.

    - Ashley Watkins!! Crie le surveillant. Va te mettre en rang, dit-il en désignant de l’index un coin de la cour.

    Je hoche simplement la tête. J’entend la fille derrière moi soupirer. Je l’agace peut-être, mais je m’en fiche. Je me dirige vers mon “nouveau rang”. Heureusement, il n’est pas très loin du surveillant, donc je peux entendre les noms des élèves. Plusieurs élèves s’avancent vers moi, ou plutôt vers l’endroit où je suis. J’entend des noms par dizaines.

    - Ewen Robertson! Carly Edwards! Eileen Hamilton! Mackenzie Carpenter!

    Là, une jolie fille mince s’avance vers nous. Elle est bien habillée, et je cerne presque du maquillage sur son visage. Elle me frôle. J’en ai des frissons dans le dos. Elle sent bon la framboise, en plus. Je suis presque jalouse. Plusieurs filles de la classe courent vers elle, comme si elles la connaissaient. Bizarre! Pourtant, personne n’a jamais été dans ce collège l’année précédente (nous étions tous en CM2). Elles crient “Mackenzie!!”, c’est sûrement le nom de cette fille. Elle a de la chance, ses parents ont du goût en matière de prénom. Comme tout le monde est en rang sauf moi, je me recule vers le fond de la file en soupirant. Je croise les bras. Une fille de taille petite à l’air timide se pose à côté de moi.

    - Euh...Salut. Dit-elle à voix basse. On dirait qu’elle a peur que quelqu’un l’entende.                                   - Salut.                                                                        -...Moi c’est Gwendolyn...Et toi ?

    Je hausse les épaules et détourne le regard.

    - Ashley.

    Cette fille est collante. J’ai peut-être été un peu méchante avec elle, mais si j’étais à sa place je ne resterais pas avec Ashley Watkins, car c’est une fille pas très commode qui préfère fréquenter des filles cool et fortes plutôt que des gentilles petites timides. J’ai envie de lui dire de partir, mais je n’ose pas.

    - Ah...Je vois. Tu le trouves beau, ce collège?             - Bof.

    Je soupire longuement. Elle m’agace. Je dois trouver une excuse pour m’éloigner d’elle.

    - Bon, euh...Je dois aller aux toilettes.                        - D’accord, je t’accompagne!

    Je fronce les sourcils.

    - Mais non, enfin!

    Elle fait une mine triste et porte son regard vers ses bottines bleu clair.

    Je me dirige discrètement vers la foule - qui est toujours là -. Le surveillant est en train d’appeler les 5ème. Je pense n’avoir pas raté le nom du garçon, parce que ça m’étonnerait qu’il ait seulement douze ans. Alors je patiente. Peu à peu, le monde s’éparpille. Ça y est! Le surveillant commence à appeler les 3ème. Je suis sûre à 200% d’entendre le nom du garçon. Les minutes passent. Je commence à m’inquiéter, puisque c’est bientôt la fin de la liste et aucune trace du collégien en vue. Je tourne ma tête dans tous les sens, puis je vois le recherché assis sur les marches d’escalier! Il est avec une jolie fille qui ressemble étrangement à Mackenzie Carpenter, la “Nouvelle Queen” de la classe. Elles sont sûrement soeurs. En attendant, je bouille de frustration. Je sais que ce garçon ne m’appartient pas, alors pourquoi ressens-je ce besoin pressant de l’avoir rien que pour moi? Je suis idiote de tomber amoureuse en dix secondes, d’autant plus qu’on a échangé seulement deux ou trois mots. Je fusille du regard la belle jeune fille avant de croiser les bras et de me retourner pour ne pas en voir plus.

    - Brendan Edwards!! Hurle le surveillant. Ah! Mais il est où, celui-là, que je l’attrape!

    Mon coeur fait un bond. Au fond de moi, j’espère que ce Brendan Edwards est l’élu de mon coeur. Mon espérance se confirme ; le surveillant s’approche des escaliers avec colère et se pose juste devant Brendan.

    - Brendan!! Je sais que tu as encore fait des bêtises!

    -Pas...du...tout. Répond Brendan en levant les yeux au ciel.

    - Tu dois me respecter!! Tu as compris ? Je suis plus grand que toi. Ajoute le surveillant.

    Bizarre...Vu la façon dont ces deux-là se parlent, ils se connaissent personnellement, c’est sûr. Ils sont peut-être frères. Pourtant, leur seule ressemblance, c’est leurs cheveux noir ébène et leurs yeux bleu turquoise. Leurs deux visages n’ont aucun point en commun.

    Brendan soupire.

    - Lâche moi, je suis pas un gamin! T’es en train de me ficher une de ces hontes...Marmonne le jeune garçon.

    Le surveillant l’avait attrapé par le col de son t-shirt. Il a les mains sur ses hanches et son visage prend un air agacé.

    - Donc ce n’est pas toi qui a acheté des cigarettes, et qui a apporté le briquet pour les allumer, peut-être ?

    J’ai les yeux aussi ronds qu’un merlan frit. Est-ce que mon prince charmant serait capable de faire une chose pareille ? Je serre un bout de mon manteau dans ma main rougie par le froid.

    Brendan se mord la lèvre inférieure, et balade son regard n’importe où, sauf dans les yeux du surveillant. Il cherche à l’éviter, c’est lui qui a fait le coup, c’est sûr, maintenant. La jeune fille qui était à ses côtés il y a quelques minutes se lève d’un bond et se plante entre Brendan et le surveillant.

    - Kaylan! Crie-t-elle. Ne le punit pas, s’il-te-plaît...Au fond, peut-être qu’il n’avait pas envie de fumer, et qu’il a été forcé...

    Kaylan, c’est le nom du surveillant. Il me paraît jeune. Je me demande quel âge il a. En voyant la façon dont la fille s’est adressée à Kylan, est elle amoureuse de son frère, c’est sûr. Tout à coup, j’ai mal:. C’est comme si des couteaux aiguisés se plantaient dans mon coeur. Je crois que ça s’appelle la jalousie.

    Brendan plisse les yeux.

    - Je ne me souviens pas t’avoir demandé de prendre ma défense. Je ne sais pas d’où tu as sorti tes bêtises, mais c’est moi qui ai décidé d’essayer de fumer, Lyndsay. Il faut vraiment que tu arrêtes de te prendre pour ma copine, puisque tu ne l’es pas.

    Décidément, Lyndsay a un prénom aussi joli que Mackenzie. Elles ont vraiment un coup de bol, comparé à moi. Mon prénom est minable en comparaison avec les leurs.

    Lyndsay tremble, on dirait presque qu’elle va pleurer. La pauvre. En même temps, se faire rejeter de cette manière est très dur. On a l’impression d’avoir un poids sur le coeur. Notre gorge se noue. On peut fondre en larmes à la moindre petite phrase de plus.

    Je sais tout cela car je l’ai moi-même déjà vécu, l’année dernière. J’avais fait ma déclaration à Hayden, un garçon de ma classe. Il m’a repoussée d’une façon absolument horrible, et j’en garde un très mauvais souvenir. Bien sûr, maintenant, je n’ai plus aucun sentiment pour lui, donc la douleur a fini par passer. Je me sens mal à la place de Lyndsay. Tout à coup, quelqu’un me pousse violemment et je tombe par terre. Bien sûr, à cause de la scène qui vient de se passer, pratiquement tout le collège est venu pour assister à la dispute, donc personne ne me remarque. En revanche, je me suis vraiment fait mal au dos. Je réalise seulement maintenant que la fille qui venait de me pousser, c’était Mackenzie, elle était sûrement venue pour secourir sa soeur qui venait de se prendre le râteau du siècle. On me touche l’épaule. Je me retourne, et je remarque un garçon blond à la peau pâle et aux yeux vairons - l’un bleu, l’autre vert - qui s’est penché vers moi.

    - Tu ne t’ai pas faite trop mal? Vu comment tu es tombée, je doute que tu n’aies rien...Dit-il avec un léger sourire.

    Je suis ébahie. Je n’arrive pas à sortir quelque chose. Pourquoi ? Aucune idée. En tout cas, ce garçon m’inspire confiance.

    - Tu as perdu ta langue ? Rit-il.

    Je suis devenue toute rouge. La honte! Je dois absolument dire un truc. N’importe quoi

    - E-Euh...Merci...J’ai un peu mal au dos...mais ça...va...

    Il sourit

    - Tant mieux. Enchanté! Moi c’est Dakota Havey.

    Il a un prénom super joli! Bon, ça fait plus fi-fille, mais ça lui va vraiment bien. Je commence à croire sérieusement que mon prénom est complètement nul…- - Enchantée...Je m’appelle Ashley Watkins.

    - Bon, il serait peut-être tant de te lever, non ? Après tout, si tu aimes rester par terre, je ne t’oblige pas.

    Je soupire. J’ai l’impression qu’il me prend pour une idiote, et ce n’est pas faux. Dakota me tend la main, je l’attrape et me met debout. Je me retourne pour voir ce qui se passe avec la dispute, et je vois avec surprise Lyndsay en larmes. Son mascara a tellement coulé qu’elle ressemble à un personnage de film d’horreur. Elle est avec Mackenzie qui fait les yeux ronds. Brendan ? Aucune trace de lui. Il a dû s’échapper  astucieusement.

    Une surveillante s’approche et demande à tous les élèves d’aller se ranger.

    -...Ciao, Dakota.

    - Bye!

    Ashley va-t-elle réussir à parler à Brendan ? Va-t-elle tomber amoureuse de Dakota ? Comment va se passer sa rentrée ? A suivre... 

    Remarques :

    Cerise : Tu as faire un sorte de " autobiographie ", le texte est plutôt bien écrit et intéressant à lire. Je suis sûr que si tu t’entraîne encore un peu plus  je suis sûr que ton texte sera encore mieux qu'à présent. On a envie de connaître la suite de l'histoire. J'ai trouvé quelque fautes d'orthographes, mais c'est pas très méchant ^^. Comme Anna j'ai l'impression que il manque quelque chose mais j'arrive pas à trouver ce que c'est... Félicitation quand même ^^

     

    Amanda : Texte " fluide " et plutôt bon à mon goût mais tu pourrais faire encore mieux que ce que tu nous a donner ^^ Continue ainsi 

     

    Anna : Texte très bien écrit et plutôt intéressent mais je trouve que il manque un petit truc mais j'arrive pas à mettre la mains dessus...J'ai trouvé quelque fautes d'orthographes mais rien de très méchant ne t'inquiète pas 

    2ème place : Tamaka

     

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     Ael ferma son livre en poussant un profond soupir, à quoi servait-il qu'elle lise des livres fantastiques s’ils finissaient tous de la même manière ?! Elle en avait marre, tellement qu'elle voulait pouvoir changer tant de choses dans ce petit monde de pacotille. Elle regarda sa bibliothèque d'un œil morne, lassée, cherchant un livre à lire ou à relire... Son regard tomba sur un gros livre que son père lui avait offert à son dixième anniversaire, il lui provenait de son grand-père. C'était un vieux livre poussiéreux, relié par des lanières de cuir, un recueil de légendes, de contes et d'histoires pour endormir les enfants ou pour en faire tout le contraire... Elle ne l'avait ouvert que quelques fois, il y a longtemps. Elle ne l'avait plus jamais ouvert se jugeant trop vieille pour ce genre d'histoires enfantines, même les plus effrayantes ne lui faisaient plus d'effet.

    Elle se leva et grimpa à la petite échelle posé contre l'étagère pour pouvoir accéder au fameux livre. Elle le prit en main et frémis, l'air avait changé subitement, il se fit plus électrique. Pourquoi ?  Elle lâcha le livre brutalement, mal à l'aise, aussitôt l'air redevint normal. Ael descendit et prit le livre avec mille précautions, rien ne se passa. Elle se jeta sur son lit et s'assis en tailleur, le livre ouvert sur ses jambes croisées. Elle le feuilletait tranquillement, redécouvrant les histoires passées de son enfance, Grand-Père Georges les lui lisait chaque soir : l'histoire du géant mangeur de femmes, les soldats de la reine rouge, l'armée de pierre, le garçon sauvage, la fille des glaces, le dragon au cœur humain, les jumeaux animaux... Tous ces contes, elle s'en souvenait désormais, parfaitement. 

    Elle dévora le livre, avide de ses souvenirs, affamée de ces soirées sous la couette avec la voix de Grand-Père en arrière-plan, désireuse de l'entendre à nouveau, cette voix grave et pourtant si douce, la voix d'un être cher, celle d'un être perdu à jamais. 

    Elle poussa un autre soupir, s'essuyant les yeux pour ne pas se mettre à pleurer. Il lui manquait et elle ne pouvait rien y faire, rien... Juste pleurer sa peine, une peine incomprise aux yeux de sa famille, qui considérait Grand-Père Georges comme un fou, ayant des détraquements nerveux, réagissant parfois, selon eux, comme une bête en cage, douce et sauvage à la fois. Elle savait bien que tout cela était faux, ses parents tentaient juste de l'éloigner de lui, le jugeant inapte à s'occuper d'elle durant leurs longues absences dues à leur travail respectif. Ils lui sortaient souvent des excuses bidon pour qu'elle n'aille pas le voir, le laissant abandonné à la mélancolie des jours heureux. Maintenant qu'il n'était plus là pour la consoler, pour s'occuper d'elle, pour l'élever, pour l'aimer, elle savait que désormais elle serait seule, au fond de son cœur, pour toujours. 

    Elle se mit à pleurer en silence, contre son oreiller, libérant toute sa souffrance et sa peine, toute sa violence et sa haine, en quelques gouttes salées, elle se libéra durant un instant, de la peine de son cœur. Elle resta blottit ainsi dans ces draps, durant quelques minutes, le cœur désolé, aride et vide. Elle serra instinctivement le livre contre elle, imaginant que son grand-père était toujours là, la serrant dans ses bras pour la consoler. Elle se sentit rapidement mieux, serrant fortement le seul souvenir restant d'une époque désormais révolue, se noyant dans de doux songes. Elle ferma les yeux, ne pleurant plus, calmée. Elle finit par s'endormir mais le fit sans aucuns rêves, dans un sommeil trouble et sombre. 

    Elle se réveilla bien plus tard, papillonnant des yeux, peu réactive. Elle se redressa doucement et observa sa chambre, se souvenant petit à petit de ce qu'il s'était passé. Un courant d'air la frôla et la fit frissonner. Ayant un pressentiment, elle regarda l'heure : 00h00, l'heure des cauchemars, l'heure où tout un monde s'éveille... 

    Un courant d'air s'engouffra dans la chambre en faisant claquer la fenêtre brutalement contre le mur. Ael sursauta et resta aux aguets, apeurée par ce qu'il allait se passer, comme chaque nuit, durant un cours moment. Une pénombre pénétra avec lenteur dans la pièce, apportant l'odeur de la mort et de la peur. La jeune fille se glissa sous le lit, serrant fortement le livre contre elle. Elle le savait, le sentait, ils étaient tous là, la cherchant, la voulant. Ils étaient bien présents...ses cauchemars, désormais vivants et libérés. Elle observa de dessous son lit une brume noire se rassembler, commençant à prendre la forme du personnage principal des cauchemars d'Ael, le pire, Kamelios. 

    Dans ses "rêves", il s'appelait toujours ainsi. C'était un personnage odieux, sadique et égocentrique, avec une touche d'humour noir. Son apparence faisait froid dans le dos, un véritable monstre tout droit sorti d'un film d'horreur. Il était grand, squelettique, vêtu d'un grand manteau noir en lambeaux, comme celui de la Mort. Son visage était souvent caché par une capuche, les seules fois où Ael pouvait l'apercevoir, c'était pour y voir une vision macabre, les orbites vides et le visage en décomposition, on pouvait y apercevoir les muscles et des morceaux d'os. Ses lèvres étaient cousues entre elles, l'empêchant de parler, et pour finir, une longue balafre barrait son visage, rendant ce dernier encore plus effrayant à voir. Tout son corps était ainsi, en proie d'une mort certaine mais lente, tellement qu'on dirait que cette dernière prenait un malin plaisir à conserver cette créature vivante... 

    Kamelios prenait forme petit à petit et s'avança dans la chambre, cherchant celle à qui les rêves lui appartenaient. Il laissa ses griffes marquer le mobilier, produisant des bruits des plus angoissants. Ael sursauta en l'entendant et se recroquevilla sur elle-même, cachant son visage. Elle savait qu'il approchait et qu'il allait la trouver, comme toujours. Elle attendait, seule, dans le silence de sa peur. Elle essaya de faire abstraction du temps et de Kamelios, elle se concentra sur des souvenirs heureux, des photos, des choses agréables qui réussirent à la calmer peu à peu. Elle releva doucement la tête et regarda l'ombre de ses cauchemars se diriger vers le lit. Elle le sentit s'approcher de plus en plus d'elle, reconnaissant l'odeur de la mort qui émanait de lui, elle savait qu'il prenait tout son temps, comme un prédateur tissant un piège mortel autour de sa proie. Ael ferma les yeux une dernière fois et serra le livre de Grand-Père Georges, prête à l'affronter encore une fois... 

    La jeune fille l'entendit se rapprocher du lit, laissant ses griffes courir le long du bois de la tête de lit. Elle l'entendit renifler, la cherchant. Elle se cacha du mieux qu'elle put, au milieu du bazar qu'elle camouflait sous son matelas. Tout d'un coup, sans prévenir, Kamelios renversa le lit brutalement contre le mur et attrapa la jeune fille par le col de sa nuisette, plantant ses longues griffes dans son dos et dans ses épaules. La jeune fille hurla de douleur, se débattant contre son cauchemar. Il la jeta par terre, sans la moindre délicatesse et se rapprocha, un sourire cruel peint sur les lèvres. Ael savait que désormais, sa mort approchait... Le monstre se rapprocha, tenant un poignard, prêt à l'égorger. Elle paniqua à la vue du poignard. 

    - Arrête, je t'en prie, repart et laisse-moi, je ne t'ai rien fait, laisse-moi !!! 

    Kamelios rit en l'entendant le supplier de la sorte. Ael savait qu'elle était ridicule, mais c'est tout ce qu'elle pouvait faire, supplier. La lame traversa l'air en sifflant et se figea dans le cœur de  la jeune fille. La jeune fille hurla de douleur, affichant une grimace tordue par un rictus. Ael suffoquait sous l'effet de la surprise et de la douleur, elle ne voyait presque plus rien, tout était trouble et sombre. Seul le rire moqueur de Kamelios lui parvenait encore. Puis plus rien, le noir total, Ael sombra dans une sombre inconscience...   

    Remarques :

    Cerise : Texte intéressent et agréable à lire. J'ai trouvé une seule fautes d'orthographes incroyable...Bon sinon j'aimerai bien connaitre la suite. Tu as un talent pour l'écriture je trouve ^^. Tu pourrais presque faire un bac littéraire.

     

    Anna : texte " fluide " et plutôt bien écrit mais tu pourrais encore faire mieux à mon goûts. Je trouve que il manque un truc, à toi de deviner ce qui manque ^^

     

    Amanda : J'aime beaucoup ce thème même si c'est pas mon style de texte ^^ Le thème de ton thème est plutôt bien pour ceux qui sont de ce style ^^ Félicitation quand même! 

    3ème place : Suga

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    Dimensions

     

    Introduction

     

    2009, New York, 1h33 du matin.

     

    Les rues de la grande avenue de Manhattan sont tellement bondées qu’il est très difficile de se faufiler entre toutes les personnes présentes. Pourtant, une jeune femme y arrive ; avec l’agilité d’un serpent, elle tient par la main une petite fille d’environ 9 ans, et celle-ci ne comprend pas pourquoi sa mère la fait courir autant entre tout ce monde et surtout pendant qu’il fait encore nuit noire. 

     

    -      Allez Misaki, dépêche-toi ! Tonne sa mère en donnant des coups d’œil furtifs derrière elle.

     

    Et elles changent de rue, encore et encore, jusqu’à arriver devant une grande bibliothèque, sculptée en bois, ouverte de jour comme de nuit. La mère pousse la jeune fille qui, malgré elle, entre dans le bâtiment. Misaki regarde autour d’elle. La bibliothèque est spacieuse, et les livres couvrent presque tout l’espace, perchés sur d’énormes étagères en métal. Misaki se retourne, s’apprêtant à voir sa mère entrer à son tour dans le bâtiment, mais personne ne franchit la porte d’entrée… Croyant que sa mère l’a abandonnée, Misaki se précipite vers la sortie, mais une bibliothécaire lui bloque le passage ;

     

    -      Jeune fille, il vous est interdit de sortir sans l’autorisation de vos parents ! D’ailleurs, où sont-ils ?

     

    -      Mais je n’en sais rien ! Hurle Misaki rouge de rage. Laissez-moi tranquille !                                                          

     

     

     

    Misaki a envie d’étrangler cette femme qui essaie de l’empêcher de sortir et de revoir sa mère ; mais elle sait très bien qu’elle n’est pas assez forte pour réussir cet exploit ; elle écrase donc bien fort le pied gauche de la dame, qui ne voit pas le coup arriver. Elle crie de douleur ; Misaki sort du bâtiment en bousculant au passage la bibliothécaire ; elle observe le paysage en regardant à gauche, à droite, dans tous les sens, mais il n’y a personne… Mais où est passé sa mère ? Misaki sert les poings en serrant les dents et tente de rester courageuse.

     

    Le problème dans les quartiers de New York, c’est qu’il y a tellement de monde qu’on ne peut quasiment jamais retrouver quelqu'un… Soudain, Misaki stoppe sa marche dans un quartier spécialement pris par les bijoutiers, et les banques ; un quartier chic. Malgré toutes les personnes qui la compressent, elle aperçoit une silhouette avec une autre, près d’une ruelle étroite, et des cris retentissent dans leur direction. Misaki court vers les elles, mais lorsqu’elle arrive enfin vers eux, il n’y a plus personne… Plus personne sauf un  corps gisant au sol, dans une flaque de sang.

     

    Misaki écarquille des yeux de stupeur ; le corps est un corps de femme, mais ce corps ne lui est pas inconnu ; non… C’est le corps de sa mère… Misaki, sous le choc, se laisse tomber par terre, près de sa mère maintenant morte. Elle prend dans ses bras ce corps inanimé, en pleurant de rage et de souffrance, en gémissant de rage. Lorsqu’elle repose enfin sa mère, ses mains sont couvertes de liquide rouge…

     

    -      Je te vengerai maman, je te le jure… Chuchote Misaki en regardant sa mère.                                             

     

     

     

    Mais par où commencer ? Qui est le tueur ? Comment l’attraper ? Que faire ? Misaki s’allonge près de sa mère, et s’endort en pleurant silencieusement… 

    Remarques :

    Cerise : Texte un peu maladroite mais bien quand même. Tu pourrais peut - être faire plus de phrase de description ou un autre truc mais change quand même quelque chose ! Après j'ai pas trouvé de gros fautes d'orthographe

     

    Anna : Texte intéressant mais pas encore parfait , il faut que tu change quelque chose à mon avis...

     

    Amanda : J'aime bien le texte mais il manque un truc pour que le texte soit parfait...

    4ème place : Adelaïde

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     C’est l’histoire d'Emma, une jeune fille passionnée par la musique et le chant. Elle rêvait d’être célèbre comme Ariana Grande et chanter comme Mélanie Martinez. Elle faisait son maximum pour devenir belle, talentueuse, célèbre...Mais ces parents refusent sur le moment qu’elle devienne star. Ils disaient “Jamais tu ne monteras sur un podium! Tu nous entends?! Jamais!”. La confiance d’Adèle partit aussi vite qu’elle était venue…

     

     

    Chapitre 1 : L’idée de la gloire tourne au drame. Les rêves ne se réalisent jamais.

     

     

    Bonjour, je suis Emma, et je vais vous raconter mon histoire, comme quoi les rêves n’existent pas…En ce moment j’ai 38 ans.

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    Quand j’avais dix ans (j'étais en sixième), il y avait un spectacle de fin d’année comme quoi on jouerait un instrument de musique. On m’a attribuée la flûte. Ce soir-là, je me suis immédiatement entraînée. Je n’aimais pas faire tout à la dernière minute. Je ne savais même pas jouer. Je voulais abandonner l’idée d’apprendre à jouer de la flûte. Je me suis dit que c’est juste “un simple spectacle” mais le lendemain ils ont annoncé que ce n’était pas un spectacle mais une “battle de chant”. J’ai dit : “Mais ça n’a aucun rapport avec des instruments!” J’ai eu une réponse trois secondes après : “Bien tu sais...Il n’y aurait que toi qui jouera de ton instrument car tu étais la seule volontaire.”. Bon...C’était bizarre mais je me suis dit : Ce serait marrant de chanter! J’aimerai devenir comme Zara Larsson ou encore Mélanie Martinez...

    Je chantais tous les soirs, même si on me disait “Ferme-là!!”...Même le matin je chantais, j’apprenais des chansons et tout! Jusqu’au jour tant arrivé~ Mais le malheur : j’avais la voix cassée!...J'étais désespérée et mon père ne m’avais pas mis à l’école...Mon équipe comptait sur moi…Le lendemain matin, j’étais au portail de mon école et je vois un mot “La victoire vient aux “Fabulous”! Félicitation, ils remportent 500 yens chacune.”. Les Fabulous étaient l’équipe adverse. Ils avaient perdus, à cause de moi...Mon équipe se nommait “Dreams exist”.  Les rêves n’existent pas...C’est une illusion. C’est n’importe-quoi…

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    Six ans plus tard, j’avais 16 ans. Je chanter tous les soirs depuis six ans et j’étais une “pro”. J’annonce à mes parents : “Papa, maman...Je veux devenir CHANTEUSE! *faisaient des têtes de choquer*Ouais c’est cool, hein? Vous pouvez me payer des cours? Je voudrais être comme Mélanie Martinez!”. Si j’avais su, je n’aurais jamais dit ça… Leur réponse m’a traumatisée : “Qui voudrait t’écouter chanter? Jamais tu ne monteras sur un podium! Tu nous entends?! Jamais!!”...Je suis partie dans ma chambre jouer de la guitare en pleurant. Ma mère entra dans ma chambre, me pris tous mes instruments, (il y en avait 7 : la trompette, la guitare, la flûte, le violon, le mini-piano, le violoncelle et un triangle.) me les jette sur moi et part en claquant la porte. J’étais en larmes. Je fini par sauter par la fenêtre de ma chambre qui n’était pas haute et je m’enfuis pleine de sang. J’étais folle, pleurant à toutes larmes en blessant les passants. Je m’écorchais, me giflais...Pourquoi j’ai eu cette idée? Il ne faut croire à rien et à personne. Les rêves n’existent pas mais la souffrance, la dépression et la tristesse existent, elles. Comment les stars sont devenues stars? Ils ont dû se battre?!

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    J’étais allé dans un hôpital psychiatrique. Ma mère était en garde à vue pour son acte. J’étais seule, dans une chambre, avec un psychologue. Il me disait : “Dis-moi ce que tu ressens.”. Je lui ai répondu : “ Je voulais être star mais mes parents n’étaient pas du même avis que moi, je suis énervée, déçue, triste, blessée…

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    Deux mois passèrent, toujours enfermée dans une chambre avec un psychologue... Je m’ennuyais, toute seule. J’avais appris que ma mère était en prison pendant un an pour violence sur mineur. J’étais soulagée qu’elle ne fût pas en prison pendant 10 ans où 20 ans...Ce fût un choc quand ils ont annoncé sa mort…! 11 mois plus tard! Il ne restait plus qu’un seul petit mois...Moi, j’étais toujours à ce foutu hôpital...  

    Remarques :

    Cerise : Texte un peu maladroit...Tu devrai aussi faire quelque chose mais l'histoire est quand même intéressant. J'ai trouvé des fautes d'orthographes mais c'est pas très méchant et je trouve que quelque phrase ne veux rien dire

     

    Anna : Je sais pas quoi dire...Texte " maladroit " comme dit Cerise mais histoire plutôt bien

     

    Amanda : J'adore l'histoire mais le texte est un peu comme dire...

     

    Voilà on espère que on a pas était trop méchant mais il faut bien un premier et un dernier et ne pensez pas que j'ai choisi ( Cerise ) Hakiko pour la première place parce que c'est un de mes meilleures amies. Voilà on se retrouve pour un prochain concours bientôt ^^

     

    Cerise, Amanda et Anna


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